Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels

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Giovanni Ghigliotti    

Giovanni Ghigliotti

Maître de conférences
Téléphone : 04.76.82.51.70
Courriel : Giovanni.Ghigliotti(A)univ-grenoble-alpes.fr
Bureau : A116
Équipe : MOST

Voir en ligne : my personal web page (in English)

Je suis membre du LEGI et enseignant-chercheur à l’Université Grenoble Alpes depuis 2014.

Mes intérêts de recherche portent sur la dynamique de fluides multiphasiques. Plus précisement, je m’intéresse aux phénomènes complexes qui les caractérisent : interactions hydrodynamiques, contacts solides, mouillage, changement de phase.

J’utilise la simulation numérique comme outil pour comprendre comment les différents ingrédients influencent l’évolution des systèmes étudiés.

Mes activités actuelles au LEGI se développent principalement autour du changement de phase liquide-vapeur : ébullition et cavitation.

L’ébullition est la vaporisation d’un fluide près d’une paroi chauffée. Le transfert de chaleur de la paroi au liquide cause l’apparition de bulles de vapeur, qui se détachent - ou pas - de la surface en fonction de ses propriétés de mouillage. Ces différents comportements peuvent avoir des conséquences énormes sur les transferts de chaleur, notamment dans le cas de formation d’une couche de vapeur entre solide et liquide, qui peut isoler thermiquement la paroi et porter à sa destruction thermique (crise d’ébullition). Ce problème, de grand intérêt fondamental à cause de la complexité des phénomènes en jeu, est rencontré dans des innombrables situations, des échangeurs de chaleur par évaporation présents dans tout frigo, aux barres de combustible dans les centrales nucléaires.

La cavitation est le changement de phase liquide-vapeur dû à la diminution de la pression du fluide sous la pression de vapeur. On peut retrouver la cavitation notamment autour des aubes des pompes, des turbines hydrauliques, des hélices de bateau. Quand les poches de vapeur, transportées par l’écoulement, se retrouvent dans des zones à plus haute pression, elles se réabsorbent dans le liquide. Cet évènement est très violent et est donc nommé implosion. L’implosion des poches de vapeur peut engendrer des ondes de pression très fortes qui frappent les parois solides en contact avec le fluide (aubes, pales, ...) et qui peuvent conduire à leur détérioration rapide (érosion de cavitation).

Un autre aspect important de mon activité de recherche est constitué par les couplages multiphysiques, notamment transferts de chaleur entre solide et liquide (important pour l’ébullition) et déformation couplée du fluide et du solide (relevant pour la cavitation).

Je suis membre du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) "SUCCESS" du CNRS, au sein duquel je co-développe le code de calcul massivement parallèle Yales2.