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Mardi 10 mai 2011 à 11h00 - salle A103 du LEGI

Christophe Guinet, Centre d’Etudes biologiques de Chizé-CNRS

Titre/Title : Etude de processus océanologiques de l’Océan Austral par le suivi d’éléphants de mer.

Contact : Julien Le Sommer

Résumé/Abstract : L’éléphant de mer austral, le plus grand des phoques, ne revient à terre que pour se reproduire au moi d’octobre et pour renouveler son pelage -muer- au cours de l’été austral. En mer cet animal effectue quotidiennement une soixantaine de plongées de 20 à 30 minutes et à de grandes profondeurs, 500 m en moyenne, mais certaines de ces plongés peuvent dépasser deux milles mètres. Depuis 2004, un programme pluridisciplinaire sur l’écologie de ce prédateur combinant le suivi d’individus au moyen de balises avec l’utilisation de techniques isotopiques a été mis en place à Kerguelen. L’objectif de ce programme est d’identifier les habitats de pêche en fonction de l’âge et du sexe des individus, d’évaluer les effets des variations inter-annuelles des conditions océanographiques sur les variations des performances de pêche et démographiques de ce prédateur en fonction des habitats de pêche choisis. Les résultats obtenus à ce jour révèlent ontogenèse de l’écologie en mer chez cette espèce, avec différentiation progressive avec l’âge des régimes alimentaire et habitats de pêche entre sexe et individus et la part prépondérante des myctophidés (poissons lanternes) dans le régime alimentaire des femelles. Ces dernières années des approches très fines échelles ont été mises en œuvre avec l’acquisition à haute fréquence de données océanographiques et comportementales telles que l’activité des mâchoires, au moyen d’accéléromètres, utilisée comme indicateur du succès local de pêche. Ces nouvelles informations combinées aux données satellitaires (altimétrie, température de surface, couleurs de l’eau) et leurs produits dérivés tels que l’identification de tourbillons et filaments mais aussi de « l’histoire de vie » des masses d’eau visitées nous renseigne sur les processus contrôlant la structuration horizontale et verticale des champs de proies. Ainsi les éléphants de mer deviennent des bio-indicateurs océanologiques tout à fait pertinents de l’Océan Austral.