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Vendredi 1 décembre 2017, présentation de la thèse de Christophe Leclercq - 14h00, Amphithéâtre K118, LEGI, site Bergès

Simulation numérique du chargement mécanique en paroi généré par les écoulements cavitants, pour application à l’usure par cavitation des pompes centrifuges

La thèse a été réalisée en collaboration avec EDF R&D et le CETIM.

La soutenance officielle aura lieu le 13/12/2017 à 14h à : EDF Lab Paris Saclay, 7 rue Gaspard Monge, 91129 Palaiseau.

Résumé

Lors du fonctionnement des machines hydrauliques, le développement de structures de cavitation peut entraîner une chute de performance. De plus, la cavitation peut être responsable de l’usure des pièces mécaniques par érosion. La taille et la vitesse de rotation des pompes étant fortement dépendantes du niveau de cavitation acceptable, la présence de cavitation dans une installation hydraulique est liée à un compromis technico-économique. La prévision de l’érosion de cavitation serait utile à la fois pour améliorer la conception des matériels en projet mais également pour optimiser les périodes de maintenance de ceux existants. Bien que des essais, permettant de caractériser le comportement à l’érosion d’une machine, soient possibles, ceux-ci restent coûteux. Bénéficiant des progrès de la simulation des écoulements, une prévision par voie numérique de l’érosion de cavitation parait accessible. L’érosion est un phénomène multi-physique et multi-échelle. Multi-physique car elle fait intervenir la mécanique des fluides et la réponse du solide ; multi-échelle car les échelles en temps et en espace vont de celles caractérisant l’écoulement autour du composant hydraulique (0.1 m - 1 ms) jusqu’à celles de la déformation plastique observée sur le matériau (1 μm - 10 ns) . Dans cette thèse, seule la partie fluide est considérée, plus particulièrement, le chargement d’un écoulement cavitant sur une paroi solide, appelé « intensité de cavitation ». L’objectif est d’estimer cette intensité à partir de la simulation d’un écoulement cavitant. Des écoulements instationnaires 3D en régime cavitant sont simulés en utilisant un modèle homogène, implémenté dans le Code_Saturne. Une description du modèle numérique et de l’approche physique considérée est présentée dans le mémoire. Le modèle de prédiction de l’endommagement, basé sur une approche énergétique, est développé et appliqué sur un hydrofoil NACA 65012 testé au LMH-EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) et sur la pompe centrifuge SHF testée au sein d’EDF R&D. Des comparaisons entre des simulations 3D sur différents maillages sont analysées et une bonne estimation qualitative de l’érosion est obtenue via ce modèle à différentes vitesses d’écoulement. Une tentative de validation quantitative pour le cas de l’hydrofoil est mise en place et semble prometteuse. Dans le but d’enrichir le modèle de prévision de l’intensité de cavitation, des simulations à l’échelle d’une bulle sont également menées. Ces simulations permettent une meilleure compréhension des interactions entre une onde incidente et l’implosion d’une bulle en proche paroi. Des phénomènes d’amplification des collapsus de bulles ont pu être simulés, pouvant être à l’origine de fortes ondes de pression dont l’impact serait responsable de l’endommagement des matériaux avoisinants.

Mots clés : cavitation, prévision d’intensité de cavitation, érosion, simulation 3D instationnaire