Laboratoire des Écoulements Géophysiques et Industriels

Nos tutelles

CNRS

Nos partenaires

Rechercher





Accueil > Équipes > Equipe MEIGE : Modélisation, Expériences et Instrumentation pour la Géophysique et l’Environnement > Diffusion scientifique > Séminaires internes

Jet catabatique sur une pente en Terre Adélie, Antarctique. Simulation numérique et mesures par anémométrie sonique

12/03/2015 Christophe Brun

L’Antarctique est une calotte de glace dont l’ épaisseur dépasse par endroit les 3000 mètres. Cette
calotte est recouverte d’une surface de neige, souvent plus froide que l’air : on appelle ce phénomène
une inversion de température. Les inversions de température très courantes en Antarctique le sont
moins sous nos latitudes, mais on en mesure parfois, lors des nuits sans nuage par exemple, ou
bien, dans la vallée grenobloise au cours des épisodes anticycloniques hivernaux. Les inversions de
température inhibent en partie les échanges de chaleur et d’ énergie entre la surface et l’atmosphère.
En particulier, les échanges turbulents sont confinés dans une couche très fine de l’ordre de quelques
dizaines et quelques centaines de mètres : la couche limite. Aussi, sur les terrains inclinés, les inversions de température donnent naissance à des vents froids qui descendent les pentes par gravité. Ce
sont les vents catabatiques.
En Antarctique les inversions de température sont persistantes et les pentes sont immenses, il en
résulte des vents très forts pouvant atteindre les 300 km/h sur les côtes. Ces vents impactent les
courants atmosphériques à l’échelle du globe, mais aussi les courants océaniques puisqu’ils contrôlent
en partie la répartition et le taux de production de glace de mer.
Ce travail s’est intéressé aux couches limites rencontrées dans trois régions particulières de
l’Antarctique : le plateau intérieur, les pentes qui descendent du plateau à la côte et la côte de
la Terre Adélie. Le mémoire décrit les ́changes turbulents entre la surface et l’atmosphère au moyen
d’observations et de simulations numériques. Ces recherches ont pour but, à la fois de comprendre
comment la neige s’accumule à la surface de la calotte, ou au contraire comment elle disparait, par
fonte ou sublimation. Au delà du continent Antarctique, ces recherches s’intéressent aux échanges
turbulents entre la surface et l’atmosphère, dans les cas d’inversion de température, afin d’améliorer
leurs représentations dans les modèles de prévision du temps et les modèles de climat.